Tendances des premières publications annuelles 2014

Le mois de janvier derrière nous, une première vague d’enseignements peut être tirée de la saison des publications annuelles de 2014.

Sources:  Bloomberg / JPMorgan Cazenove

Sources: Bloomberg / JPMorgan Cazenove

Comme de coutume, les entreprises américaines ont été les premières à annoncer leurs résultats : plus du quart des sociétés de l’indice S&P500 l’a déjà fait. En moyenne, 75% d’entre elles ont publié des bénéfices par action (BPA) supérieurs aux attentes du marché. Ce chiffre peut à première vue paraître élevé, mais il se révèle être en ligne avec la moyenne historique (cf. graphique). Il recouvre néanmoins certaines disparités. Hormis les grands Groupes de la Silicon Valley comme Facebook ou Apple qui ont publiés des résultats exceptionnels, et qui semblent s’affranchir des aléas conjoncturels, deux éléments ont marqué les publications américaines. En premier lieu, la confirmation de la reprise de la croissance américaine dont le principal moteur reste la demande interne. Ceci a permis à nombre de sociétés d’enregistrer de bons chiffres sur leur marché national. En deuxième lieu, l’appréciation du dollar qui commence à peser sur les exportations. Ainsi, si Microsoft ou Caterpillar ont publié des résultats en ligne avec les attentes du marché, ces deux sociétés ont particulièrement déçu par leurs prévisions pour 2015. D’autre part, le tassement de la croissance en Asie est également un élément mentionné avec une certaine régularité dans les communiqués de résultats américains.

Au Japon, près du cinquième des entreprises de l’indice TOPIX100 ont publié leurs résultats annuels. Pour un peu plus de la moitié d’entre elles, leur BPA a été supérieur aux attentes du consensus des analystes. Ce chiffre se révèle être légèrement en-dessous de la moyenne historique, plus proche de 60%. Les secteurs de l’industrie et de la santé sont ceux qui ont le plus sous-performé. Marquée par les Abenomics et les assouplissements quantitatifs à répétition, l’économie japonaise peine à trouver un second souffle, même si les chiffres du chômage publiés ce vendredi sont les plus bas que le pays ait connu en 17 ans. En outre, la récente dévalorisation du yen devrait soutenir ses exportations à court-terme.

En Europe, les entreprises cotées ayant déjà publié leurs résultats ont battu à 80% les attentes du marché. Ce chiffre, fort élevé par rapport à une médiane historique de plus de 50%, semble montrer une réelle inflexion de l’économie européenne au cours du dernier trimestre de 2014. A titre d’exemple, les entreprises comme Carrefour ou Casino ont publié des chiffres d’affaires trimestriels en hausse. Elles ont également fait état d’une stabilisation de leur croissance organique en France. Néanmoins cette tendance est à relativiser fortement, car à ce jour, seules 6% des sociétés de l’indice DJStoxx600 ont rendu public leurs résultats pour le quatrième trimestre. Considérant les perspectives de l’année 2015, un ensemble de facteurs macroéconomiques devrait néanmoins s’avérer porteur, comme la politique volontariste de la BCE et son objectif assumé d’inflation conjuguée à une baisse de l’euro qui favorisera mécaniquement les exportations. Au niveau sectoriel, les valeurs pétrolières sont bien évidement fortement pénalisées par la baisse du prix du baril de Brent. Maurel et Prom, Shell, ou encore Vallourec ont publié soit de avertissements sur résultats soit des dépréciations d’actifs et ont fortement revu à la baisse leurs perspectives pour l’année en cours.

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